Caravane et associés

Le Dernier tour de clef


avec le soutien du Portail Coucou / Café musiques à Salon de Provence

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Spectacle sous la tente

Durée : 1h

Il n’était pas une fois mais bel et bien l’histoire presque vraie d’un « rêve carrossé ». Le rêve qu’Oscar et sa caravane, son Ovalie, se sont offerts, le temps d’un songe désargenté, d’une frontière à coeur ouvert. Le rêve d’un endroit, quelque part, ou la différence pourrait mieux que tout, se faire l’expression d’une société à l’humeur généreuse. Mais ça grince dans les rouages, pas si simple, même le temps d’un rêve, de mettre entre parenthèses une vie d’errance. Un conte musical à dormir dehors, une histoire (ou comme vous voulez), quelques mots d’une presque poésie qui racontent le temps d’un « rêve abîmé », l’errance saltimbanque d’un sans papier sur le fil.

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Texte

« Entre les herbes folles et les chardons piquants, piquée des mille taches d’un café nerveux, rouillent les essieux brisés d’une vieille caravane. Le tic tac d’une pendule mécanique, resté là, suspendu à la porte entr’ouverte, raconte encore, à qui veut l’entendre, l’héroïque histoire d’une vie de hasards, échouée là, le coeur en vrac, un soir de tempête, un de ces soirs de ressac où la mer rejette sur la grève, les corps malmenés des voyageurs indigents. »

André Jeanne.

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Premier texte d’André Jeanne à destination de la scène, Le Dernier tour de clef est un conte musical destiné aux « pas tout petits ». Des mots pour relater l’histoire d’Oscar et de sa caravane Ovalie, tous deux des « sans pays » sans papiers en sursis.

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André Jeanne : « L’idée du Dernier tour de clef est née je ne sais ni comment, ni pourquoi, ni quel jour. Par contre, je me souviens qu’il était sept heure du matin, que j’avais déjà bu deux ou trois cafés, fumé une cigarette et que, ce jour là, j’avais envie de dire quelque chose, d’écrire une histoire, au sens de « prendre en charge » une parole. Parce qu’il y avait une urgence, ce jour là, à prendre la parole, pour cette part d’humanité qui se « met à l’eau », affamée et qui vogue vers un mirage, celui d’une terre accueillante, d’une frontière à cœur ouvert » .


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